Le MIN résiste à la crise car les prix agro-alimentaire baissent depuis 4 mois et le budget alimentaire des Français stagne. Les ménages sont donc en droit de se demander pourquoi la baisse des prix ne leur est pas favorable. Selon les responsables du MIN, la responsabilité est celle des distributeurs qui augmentent leurs marges et non des grossistes. Les acheteurs sont de plus en plus à la recherche d’opportunités. D’ailleurs, aucun cours n’est fixé à l’avance, tout se négocie entre acheteurs et vendeurs. Bien sur, la disparition des petits commerces implique de nombreuses pertes qui ne sont pas compensées la grande distribution qui n’achète que les produits très spécialisés en faible volume (10% du CA de Rungis). Pour plus de volume, la grande distribution se rapproche directement des producteurs. Seuls les nouveaux clients permettent au MIN de récupérer l’argent perdu avec le manque de commerçant de détail. Ils représentent 10% du CA de Rungis soit près de 800 millions d’€. Cependant, le marché souffre tout de même, le secteur des fruits et légumes connaît une chute des vente de plus de 20% en ce début d’année à tel point que l’on peut circuler dans les allées du pavillon, exception notable depuis 10 ans. Le marché du poisson s’accroche lui aussi, les pertes en valeurs tentent d’être compensées en volume. Même constat du côté de la volaille, les produits les plus cher souffrent alors on privilégie la vente à la découpe, jugée plus rentable. En résistant à la crise, on ne peut que souhaiter au MIN de Rungis de durer encore 40 ans.
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