La Poste a été condamnée hier par la cour d’appel d’Orléans, notamment à réintégrer une handicapée mentale, licenciée en juin 2009 pour de supposés motifs économiques.
Elle était reconnue handicapée mentale, avait des tâches adaptées, n’avait pas le permis et ne se déplaçait qu’à vélo. Dans le cadre d’un reclassement, La Poste a proposé à l’une de ses salariées résidant à Jargeau (Loiret) trois affectations, au choix. Et pas n’importe quelles affectations : une à 25 km de son domicile et deux, mieux encore, à plus de 100 km…
Trois refus légitimes plus tard de la dame âgée de 58 ans, travaillant pour La Poste depuis 10 ans, et voilà le groupe qui la licencie pour « motifs économiques » en juin 2009. La cour d’appel d’Orléans tranchait hier, et elle a décidé de condamner La Poste à réintégrer la quinquagénaire, à lui verser 42 000 euros d’arriérés de salaires et 15 000 euros de dommages et intérêt pour préjudice morale.
Car, selon les juges, les carences de l’employeur étaient « multiples » et « le licenciement est intervenu en raison de l'état de santé » de la salariée (source : AFP).
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