Station F, l’incubateur lancé par l’entrepreneur Xavier Niel à la halle Freyssinet (13ème arrondissement) ouvrira en avril 2017. Un appel à candidature a déjà été lancé sur le site stationf.co. Le « plus gros incubateur du monde » prend forme boulevard Vincent Auriol. Là, dans les locaux réhabilités de la Halle Freyssinet, qui servait d’entrepôt il y a près d’un siècle au fret ferroviaire, se dessine les contours d’une immense fourmilière dédiée à l’économie numérique. Le lieu, rebaptisé Station F, reposera sur un espace de travail de 34 000 m². Dès le mois d’avril prochain, deux espaces vont y être ouverts, soit 3 000 bureaux d’un côté et 360 places assises, de l’autre, aménagées dans un auditorium destiné à accueillir de gros évènements. Pour les échanges privés et les séances techniques, la Halle mettra aussi à disposition de son public des salles de réunion et un fab lab. Cette inauguration sera complétée, peu après, par l’ouverture d’un service de restauration composé de quatre cuisines et d’un café ouvert jour et nuit. Présentée comme le plus grand espace de travail du monde, Station F compte, à l’américaine, permettre aussi à ses adhérents d’y vivre : Cela implique la mise à disposition de logements. Jusqu’à 600 personnes pourront être accueillies, en 2018, dans trois tours rénovées à Ivry-sur-Seine, à proximité de la Halle Freyssinet. Selon la directrice de l’équipement, « l’approche de Station F est de créer un écosystème complet, sur place, et quelque chose de nouveau, qui n’existe pas déjà. Nous nous présentons davantage comme un campus car nous serons un lieu de travail puis un lieu de vie, à partir de 2018 ». Un tarif annoncé à 195 euros par mois et par poste de travail comprendra un hébergement (au sens professionnel) et un accompagnement par les équipes recrutées par Station F. Un appel à candidatures a été mis en ligne sur le site stationf.co, avec une date de clôture fixée au 5 février 2017. 1 000 start-up auraient déjà postulé.

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En dehors des zones touristiques internationales où les ouvertures sont automatiques, les autres commerces seront autorisés à accueillir de la clientèle douze dimanches par an à Paris. La maire de Paris a remporté son bras de fer contre l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron en obtenant du conseil constitutionnel que la municipalité parisienne conserve sa prérogative en matière d’ouvertures dominicales. La loi pour la Croissance et l’Activité mise en œuvre 2015 prévoyait en effet un régime d’exception dans la capitale en plaçant ce pouvoir dans le giron du Préfet, premier représentant de l’Etat sur le  territoire. Ce qu’avait vivement contesté Anne Hidalgo, déjà très réservée sur ce chapitre de la Loi Macron. En juin, elle reprenait la main sur le dossier et promettait de fier un cadre réglementaire à la rentrée. La nouvelle législation permet aux maires de toutes les villes de France d’accorder jusqu’à 12  dérogations par an aux commerces désireux d’ouvrir le dimanche. Dans un premier temps, le Préfet avait opté pour cette formule maximale et curieusement la maire de Paris va, malgré sa défiance initiale, opter pour la même. Une décision que le premier adjoint Bruno Julliard juge « pragmatique » en ce qu’elle « s’appuie sur la réalité des rythmes de vie des Parisiens, dans un contexte économique difficile pour les commerçants, touchés notamment par la baisse de la fréquentation touristique ».En agissant de la sorte, la mairie réaffirme sa volonté de de ne pas pénaliser les petits commerçants par rapport aux grandes enseignes situées dans les zones touristiques internationales où, on l’a dit, l’ouverture est désormais indépendante de la volonté du Maire. Le projet sera présenté en conseil municipal  début novembre. Les élus seront alors invités à émettre un avis seulement consultatif, le dernier mot revenant au conseil de la Métropole du Grand Paris. Jérôme ALBERT

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La capitale française gagne deux places au palmarès « Cities of Opportunity » établi par le cabinet international PwC (PricewaterhouseCoopers). Un, ou plutôt deux bons points pour Paris qui revient dans la Top 5 des métropoles les plus attractives au monde. La capitale française passe ainsi de la sixième à la quatrième place au classement « Cities of Opportunity » dressé deux ans après la précédente édition par le cabinet d’audit et de conseils aux entreprises, PricewaterhouseCoopers (PwC). Elle reste devancée par sa rivale britannique Londres, première mondiale, Toronto (Canada) et Singapour, mais dépasse Amsterdam (Pays-bas) et surtout New York qui perd quatre positions ! Entrepreneuriat bridé Ce palmarès, très décrypté par les investisseurs et les acteurs politiques, repose sur une série de critères composant un niveau de compétitivité globale. L’influence intellectuelle, la capacité d’innovation, le développement durable et le cadre de vie, l’environnement technologique et entrepreneurial, sont autant d’éléments qui comptent pour mesurer l’attractivité d’une ville, et d’une capitale notamment qui, par définition, concentre des fonctions de commandement et les réseaux d’influence (pouvoir politique, grands sièges sociaux, médias, élite culturelle et intellectuelle). A ce titre, la remontée parisienne au classement repose, selon Fabien Goffi, associé secteur public au sein de la filiale française de PwC, sur « une assise très forte sur toutes les familles de critères, c’est une performance homogène et une constance inégalée ». Paris décroche ainsi la première place pour sa qualité de vie, ex aequo avec San Fransisco (Etats-Unis) mais elle perd son leadership intellectuel au profit de Londres et la capitale californienne. Sa bonne capacité d’accueil avec ses infrastructures destinées aussi bien aux touristes de loisirs que d’affaires, lui permet de grimper au deuxième rang juste derrière la capitale britannique. Son potentiel innovant est nourri par la densité de son système éducatif et de son enseignement supérieur. Deux bémols toutefois : son coût pour les ménages comme pour les entreprises et le manque de compétitivité de son environnement économique qui en fait un cadre moins propice à l’entrepreneuriat que ses concurrentes anglo-saxonnes ou asiatiques.

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